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Saint Benoît De Carmaux à travers les âges

Saint Benoît De Carmaux

à travers les âges :

 

Lhistoire nous enseigne que c'est vers 450 que les Celtes opérèrent des déplacements à travers le pays, lesquels les amenèrent directement à peupler dans le Tarn " les parties orientales et méridionales montagneuses ".

On apprends ainsi que ces derniers étaient des agriculteurs nés, ils pratiquèrent notamment les cultures du blé, de l'orge, du lin et du chanvre.

Apparaissent également les premières plantations de vignes et d'oliviers. Mais, par dessus tout, ce qui à une valeur inestimable à nos yeux, c'est que l'on s'aperçoit qu'ils " commencèrent à défricher nos forêts et à exploiter les premières mines de l'Albigeois ".

Ces éléments, si minimes soient ils, favorisent notre réflexion car, dans une telle optique, elle nous conduit tout naturellement à en déduire que le sol de notre commune n'a jamais au cours des siècles, failli à sa réputation de sous sol minier. Depuis des millénaires, le charbon a constitué la principale richesse du secteur carmausin, particulièrement dans la vallée en contrebas de Saint Benoît dans la partie qui prendra plus tard le nom des Armouriès.

On est donc en droit de prétendre qu'à l'aube des temps le charbon habitait le sous sol de saint Benoît. Des hommes savaient déjà en tirer profit pour leur utilisation personnelle. On parlait alors de charbon de terre.

Cependant, lentement mais sûrement la vie poursuit son cours. Si, Saint Benoît n'existe pas encore, on peut supposer toutefois que des habitations commençaient à voir le jour ça et là. Quoi qu'il en soit, lors de la conquête Romaine de l'Albigeois, le site comme l'emplacement futur du village de Saint Benoît subisset à leur tour les aléas d'une époque beaucoup plus rurale que celle des siècles antérieurs. On sait que les Romains firent planter nombres d'arbres frutiers jusque là inconnus :

poiriers, cerisiers, pruniers, pêchers.

C'est également en ce temps là, que l'on vit s'ériger dans les anciens villages gaulois ce que l'on a appelé de belles villas gallo romaines. Si, Saint Benoît encore dans les limbes, n'eut pa sa villa faute d'exploitation agricole importante, on est certain qu'il y eut dans les alentours des domaines très vastes sur lesquels vivaient un nombre non négligeable de ce que l'on pouvait déjà nommer, des ouvriers agricoles. Ce fut le cas notamment à Cestayrols.

Champs, prairies, friches, bois de chênes, mais encore châtaigniers, hêtres, s'étalaient pour former un ensemble cohérent, pour donner une vision plus claire, plus nette de ce monde nouveau dévoilant les premières transformations réalisées par des peuples de bâtisseurs, de défricheurs. Un peuple avide de vivre dans un cadre de vie adapté à leurs us et coutumes. Il n'est pas impossible que des pêcheurs aient largement exploité en temps voulu, les eaux du Cérou coulant dans la vallée, pour leurs besoins domestiques ainsi pour leur alimentation car, la pratique de la pêche était très primée dans les eaux du Tarn.

D'autre part, le tissage des voiles était pratiqué par un peuple établi en Narbonnaise, dont la capitale Segodunum n'était autre que Rodez.

Ce peuple de la Gaule portait le nom de Ruthènes. Il est pemis de penser que des Ruthènes, au cours de leurs multiples déplacements à travers le territoire du Languedoc ont stationné plus ou moins longtemps dans ce qui sera dans un futur proche Saint Benoît et, qu'ils ont utilisé les eaux de la petie rivière Cérou, pour leurs usages personnels.

La vie évolue. Les années passent. Près de cinq cents ans avant la création de Saint Benoît, guerres civiles et misères noires, sévissent en Gaule. Ceci dura environ deux siècles , presque jusqu'à l'aube de l'an Mille. D'ailleurs, nous le verrons plus tard, cet état de fait contribua nettement à l'édification du village.

N'importe, l'histoire n'arrête pas le progrès, le paysage s'affine et, nous n'allons pas tarder à voir se découper modestement, presque timidement derrière les chênes, la silhouette du hameu de Saint Benoit. Mais nous sommes encore au temps des invasions, ce qui est synonymes de pillages, d'insécurité. Précisons que les Vandales sont passés à Albi et, que l'on remarque partout des " migrations de peuples à la recherche de terres nouvelles ".

L'empreinte germanique à son tour , n'est pas absente dans notre partie méridionale. En outre, l'histoire nous apprends que " le Nord de l'Albigeois se singularise par la disposition de son réseau hydrographique composé de trois cours d'eau parallèles ( Cérou, Vère, Tescou ) qui a organisé la répartition du peuplement et l'a rendu perméable  aux influences venues de l'ouest. De plus, dans cette zone convergeaient deux grands axes régionaux : l'axe Toulouse-Rodez et l'axe Béziers-Cahors.

Ces deux faits ont contribué à ouvrir cette zone aux influences et aux invasions venues du Nord et de l'Est, mais aussi celles venues de l'Ouest qui ont marqué la partie centrale (Cordes-Nouailles) plus que le Nord-ouest quelque peu accidenté".

On constate donc que le département du Tarn se montre très actif dès l'origine des temps. ses relations avec le monde extérieur s'avérèrent toujours fructueuses. Très tôt, il sut mettre à profit la fertilité de ses sols et en exploiter les richesses comme se fut le cas dans la partie du nord du département, laquelle contribua pour une grande part à cette marche vers la prospérité. C'est ainsi que nous fùmes transportés sur les rivages de l'an Mil où nous allons assister à la naissance du village de Saint Benoît De Carmaux et à son expension progressive.

 

Vers l'An Mil, Naissance et évolution de Saint Benoît :

 

C'est vraisemblablement vers l'an mil que naquit Saint Benoît De Carmaux, sur la partie la plus élevée de la montagne, dominant de par sa situation géographique, les vallées environnantes, avec la rivière du Cérou coulant à ses pieds. L'édification d'un monastère bénédictin auquel le village doit son nom est, de toute évidence, à l'origine du développement de ce petit hameau perdu dans les bois, ne comptant alors qu'une poignée d'habitants. Désormais, à dater de cette époque lointaine, les villageois de Saint Benoît porteront le nom de Bénédictus ou de Bénédictins.

En vérité, si le fait est connu, il faut admettre qu'il n'est guère usité sur la commune où l'on n'entend que rarement prononcer le nom de Bénédictin. Cependant, avant de poursuivre plus amplement notre investigation historique sur le passé du village, une explication s'impose.

Nous l'avons vu, lors des siècles précédents l'an mil, des populations éparses, que lon ne saurait définir avec certitude, vivaient déjà sur les contreforts de  la colline. Des huttes gauloises durent se dresser à Saint Benoît pour former une toute petite bourgade, malheureusement, l'histoire qui, comme les humains a ses sautes d'humeur, ne nous livre pas ses secrets. En ce qui concerne Saint Benoît, aucun vestiges de ces habitations plus qu'anciennes n'est parvenu jusqu'à nous. Néanmoins, nous  avons l'intuition des traces de ces anciens temps omniprésentes dans notre approche de Saint Benoît et, lorsque nous franchissons le cap de l'an mil un  formidable craquement retentit à nos oreilles. Brusquement les chênes s'écartent pour nous permettre de compléter le puzzle de l'histoire de Saint Benoît et d'entrer avec eux dans un monde nouveau.

A la fin du premier chapitre, nous vous avons dit que la misère noire qui régna dans la totalité du Royaume de France quelques siècles avant l'an mil, ne fut pas étrangère àla création du village de Saint Benoît. Ce phénomène requiert une explication que nous allons nous efforcer à présent de donner pour mieux cerner le contexte à partir duquel les hommes des huttes disséminées dans les bois, se regroupèrent, au point de fromer peu à peu un village.

Effectivement, dans la période des invasions multiples, des guerres civiles qui se déroulèrent presque sans discontinuité en ces temps  de troubles, quand sévissait la misère, la détresse des hommes à l'aube de l'an mil, un fait retient notre attention, à savoir que, seuls à l'abri dans leurs monastères, les moines continuaient à cultiver la terre et à maintenir l'instruction. On sait aussi que c'est sur les hauteurs que les moines cherchaient refuge et qu'ils érigeaient leur monastère. Ceci nous invite à penser qu'ils jetèrent également leur dévolu sur Saint Benoît, et lorsque le monastère vit le jour en l'an mil, les paysans se rapprochèrent de cet édifice sécurisant auprès duquel ils pouvaient trouver aide et assistance en cas de guerre, d'invasion ou de mise à sac du village. Ils avaient surtout la possibilié de se nourrir en période de disette car, nous allons voir que les moines se révélaient tout à a fois d'habiles défricheurs et de judicieux cultivateurs.

Ils durent, si l'on en croit l'histoire, enseigner à ces êtres sortis de l'ombre, caintifs par nature, l'art du maniement des outils et les divers moyens de tirer profit de la terre pour ne pas mourir de faim.

Outre le monastère Bénédictin, l'église fut construite en grande partie par les soins des paysans vivant alors en ce lieu. Leur unique objectif était de contribuer à la beauté de leur village en aidant à l'édification de son propre édifice, comme ce fut  le cas dans tous les cantons environnants. D'ailleurs, nul n'ignore que ce " grand mouvement de construction a certainement joué dans les progrés de l'occident médiéval entre le dixième et le quatorzième siècle un rôle capital ".

Et, tandis que ces bâtisses voient le jour un peu partout, se découpent, blanches silhouettes sur un ciel plus serein, on découvre l'art de se servir des matériaux tels que le bois, le fer, la pierre.

Saint Benoît de Carmaux, de l'épopée Cathare à l'épopée minière :

Fief Militaire en 1229 relevant de la Baronnie de Monestiés,

A l'épopée Cathare, la Guerre de Cent Ans sévissant sur les flans de la colline ou dans la Vallée du Cérou jusqu'à la ville Fortifié de Cordes, à Saint Benoît, un curieux minerai de couleur noire jaillissait du sol, piquant la curiosité des Bénédictins. L'épopée minière commençait à poindre sur la paroisse de Saint Benoît.

A qui appartenaient les mines ? Le charbon,  allait il apporter un plus ? Ce charbon ! Clé de voûte de l'HIstoire de Saint Benoît De Carmaux, est enfin là. On le touche avec les doigts.Il n'est besoin que de se baisser pour le ramasser. On en parle le soir à la veillée. On le caresse, on se méfie un peu de cet inconnu surgi du sol. Que dire, mis à part le fait qu'elle est combustible.

La guerre des Religions bat son plein, en 1572, après la Saint Barthélémy, Saint Benoît fut assiégé et pris  par les Huguenots,

Le " grand " Siècle en 1600-1715 entre la mort d'Henri IV et celle de Louis XIV.

Le règne de Louis XV en 1723, en 1756, la Guerre de Sept Ans, en 1774, la mort de Louis XV et avènement de Louis XVI.

1789-1799 :

Relance de l'agriculture en France, prise de la Bastille, Nationalisation des biens de l'église,

Coup d'Etat de Bonaparte pour abattre le Directoire.

La révolution Française aboutit à la dictature militaire.

 

Les mines de 1789 à 1799 dans le carmausin:

 

La production des mines, accusa un bond considérable au cours de la Révolution. En effet, la Houille était devenu un enjeu  capital pour l'économie du Pays. Le sous sol Carmausin renfermait " pour la postérité des trésors immenses". Une aubaine à ne pas négliger pour l'avenir de la région.

Mines de charbons exploitées par le Chevalier De Solages. Chevalier De Solages mort en 1799 au Château de la Verrerie et dont les obsèques furent mouvementés.

 

XIXème Siècle :

Coup d'état de Napoléon, Fondation de la Banque de France, Louis XVIII est rappelé au pouvoir, Premier Traité de Paris, second Traité de Paris, Démission de Richelieu,  Loi de " Serre " libéralisant la Presse,  Prise du Trocadéro, Mort de Louis XVIII, Sacre de Charles X à Reims, Louis Philippe remplace Charles X sur le Trône, mort de Chateaubriand qui avait joué un rôle important dans la politique de la France, Second Empire, Agitation dans le secteur économique du Carmausin et grève aux mines, Guerre Franco-Allemande, Avènement de la troisième République, La Commune, Mort de Victor Hugo ( homme de lettres et politicien ), Constitution et nouvelles grèves aux mines de Carmaux.

Conclusion :

Pour s'imprégner un peu soit-il de Saint Benoît de Carmaux, il faut venir s'y promener et observer !

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